
Le dossier de l’assassinat de l’ancien président haïtien Jovenel Moïse connaît un nouveau rebondissement. Devant un tribunal fédéral à Miami, Mario Antonio Palacios Palacios, ancien militaire colombien impliqué dans l’opération, a brisé le silence. Ses déclarations mettent en lumière une faille de communication majeure entre les mercenaires et les gangs locaux le soir du crime.
Un manque de coordination avec les gangs armés
Selon les témoignages recueillis par le journal Miami Herald, Mario Antonio Palacios a affirmé que le plan initial ne s’est pas déroulé comme prévu. L’accusé a souligné une absence de réponse de la part des groupes armés qui devaient initialement intervenir.
« Les gangs n’ont pas répondu au téléphone », a déclaré Palacios devant le juge.
Cette défaillance technique ou stratégique aurait forcé le groupe de mercenaires à assumer un rôle plus direct dans l’exécution de l’assaut au domicile privé du président.
« Nous avons reçu des ordres » : La ligne de défense de Palacios
Au cœur de son audition, l’ancien militaire a insisté sur la hiérarchie de l’opération. Il a expliqué que son unité n’agissait pas de son propre chef, mais sous la contrainte de directives précises.
« On nous a donné des ordres. Nous avons été obligés d’accomplir le travail que les gangs devaient faire », a-t-il précisé. Cette déclaration suggère que le groupe de Colombiens a été utilisé comme une force de substitution face à l’inaction des alliés locaux prévus.
Les enjeux du procès à Miami
Le témoignage de Palacios est crucial pour la justice internationale et la stabilité politique en Haïti. Ce procès vise à identifier non seulement les exécutants, mais aussi les auteurs intellectuels et les financiers de ce complot transfrontalier.
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