L’abrogation du Code noir a été votée à l’unanimité par l’Assemblée nationale, marquant un tournant historique dans la reconnaissance des blessures de l’histoire coloniale. Lors des débats parlementaires, le député écologiste Steevy Gustave a livré un discours poignant, rendant un hommage appuyé à la mémoire des victimes de la traite négrière.
Un discours historique gravé dans les mémoires de l’Assemblée
Face à ses collègues parlementaires, le député de l’Essonne n’a pas caché son émotion au moment de prendre la parole à la tribune. Évoquant le passé colonial et la résilience de ses ancêtres, Steevy Gustave a prononcé des mots forts qui ont résonné dans l’hémicycle :
Nous ne sommes pas des descendants d’esclaves, mais des descendants d’êtres humains nés libres puis réduits en esclavage.
Le député écologiste a salué la mémoire de ceux qui sont « restés debout » malgré « les chaînes et les coups », insistant sur la nécessité de requalifier l’histoire pour redonner leur pleine dignité aux victimes.
Qu’est-ce que le Code noir et pourquoi l’abroger aujourd’hui ?
Un vestige de l’histoire coloniale française
Promulgué initialement en 1685 sous le règne de Louis XIV, le Code noir était un ensemble de textes juridiques régissant la vie, les droits et surtout les punitions des personnes réduites en esclavage dans les colonies françaises. Bien que l’esclavage ait été définitivement aboli en France en 1848, ce texte symbolique n’avait jamais été formellement abrogé de manière explicite dans certains volets du droit historique.
Une portée symbolique forte pour la mémoire de l’esclavage
L’unanimité des votes des députés démontre une volonté commune de clore un chapitre juridique obsolète et douloureux. Pour les associations de mémoire et les historiens, cette décision législative représente une étape essentielle dans le travail de mémoire et l’éducation des générations futures.
Quel impact pour l’avenir du travail de mémoire ?
Le consensus obtenu autour de ce texte de loi ouvre la voie à de nouvelles discussions sur la place de l’histoire coloniale dans l’espace public et les programmes scolaires. En redéfinissant le statut historique des personnes réduites en esclavage, le Parlement pose une pierre cruciale pour la cohésion nationale et la justice mémorielle.
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