L’insécurité sur la RN1 en Haïti franchit un nouveau palier alarmant pour les usagers de la route. Depuis le début de la semaine, la coalition de gangs armés connue sous le nom de « Viv Ansanm » a considérablement renforcé son contrôle sur la Route Nationale Numéro 1. Les criminels exigent désormais un droit de passage exorbitant de 25 000 gourdes pour chaque autobus assurant la liaison entre la capitale, Port-au-Prince, et les départements du Grand Nord.
Une taxe illégale asphyxiante pour le transport routier
Un racket systématique au détriment des transporteurs
Cette somme de 25 000 gourdes représente une véritable taxe illégale imposée de force aux syndicats de transporteurs et aux chauffeurs du transport public. Ce racket à ciel ouvert asphyxie une économie nationale déjà fragilisée et paralyse la libre circulation des biens sur cet axe routier hautement stratégique.
Des passagers soumis à des fouilles corporelles et de bagages
En plus du chantage financier imposé aux conducteurs, les membres du réseau criminel ciblent directement les usagers. Les bandes armées exigent de fouiller minutieusement tous les bagages et valises des passagers avant de les autoriser à franchir les barrages, violant ainsi le droit à la sécurité et à la dignité des citoyens.
Prolifération des barrages routiers et postes de contrôle illégaux
Huit postes de contrôle clandestins entre Port-au-Prince et les Gonaïves
La cartographie de cette extorsion met en lumière l’ampleur du phénomène. Selon les informations locales concordantes, on dénombre pas moins de huit (8) postes de contrôle illégaux totalement hors du contrôle de l’État haïtien sur le tronçon reliant Port-au-Prince à la ville des Gonaïves.
Les objectifs stratégiques des groupes armés en Haïti
Le financement des activités criminelles
Ces barrières de péage clandestines permettent aux gangs de générer des revenus massifs au quotidien en rançonnant les micro-entrepreneurs, les commerçants et les transporteurs.
Le contrôle des axes routiers majeurs
En bloquant la RN1, ces organisations cherchent à couper les voies d’approvisionnement et à isoler la capitale du reste des départements géographiques.
Face à cette emprise des gangs sur l’économie et le transport, les riverains et les associations de chauffeurs réclament une intervention urgente et ferme des forces de l’ordre pour libérer ce réseau routier vital.
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