
Malgré la fin de leur mandat le 7 février 2026, plusieurs anciens conseillers présidentiels haïtiens font l’objet de vives critiques. En cause : l’utilisation persistante des ressources de l’État, incluant véhicules officiels et agents de sécurité, alors qu’aucune base légale ne justifie de tels avantages.
Une prolongation de privilèges jugée illégale
Selon des informations rapportées par MétroNome Haïti, le retrait des officiels après l’échéance du 7 février 2026 ne semble pas avoir entraîné la restitution des biens publics. Ces anciens membres du Conseil de transition disposeraient toujours de :
Véhicules tout-terrain (SUV) appartenant à l’administration publique.
Escortes de sécurité composées d’agents de la Police Nationale d’Haïti (PNH).
Pourtant, le cadre juridique haïtien est clair : contrairement aux anciens Présidents de la République, les membres des conseils de transition ne bénéficient d’aucune loi spécifique leur accordant des avantages post-mandat. Cette situation est perçue par de nombreux observateurs comme une violation flagrante des principes de la gestion de la chose publique.
Des accusations de mauvaise gestion des ressources de l’État
Au-delà de la conservation de ces véhicules, le bilan de ces 22 mois au pouvoir est lourdement critiqué. Des analystes politiques pointent du doigt une gestion opaque des fonds publics durant leur passage aux affaires.
Les griefs portent notamment sur :
L’utilisation abusive des budgets de fonctionnement : Des ressources qui auraient dû être allouées à la sécurité nationale ou aux services sociaux.
L’absence de reddition de comptes : À ce jour, aucun rapport financier détaillé n’a été publié pour justifier les dépenses engagées durant cette période de transition.
L’opinion publique et la corruption en Haïti
Ces révélations alimentent une colère sociale croissante dans un contexte où la population fait face à une crise humanitaire sans précédent. Pour les critiques, le maintien de ces privilèges est un symbole de l’impunité qui règne au sein de la classe politique.
La société civile exige désormais des autorités actuelles une récupération immédiate des biens de l’État et l’ouverture d’enquêtes sur les soupçons de malversations financières et de détournement de fonds publics.
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