À l’approche du grand événement footballistique de l’année, le phénomène des vuvuzelas en Haïti s’empare des rues et des foyers. Dans plusieurs quartiers de Port-au-Prince ainsi que dans les villes de province, le bruit strident de ces « petites trompettes », commercialement appelées vuvuzelas, résonne à longueur de journée. Devenues le symbole incontournable de la ferveur populaire, elles annoncent le coup d’envoi du Mondial ce jeudi 11 juin 2026 au Mexique aux États-Unis et au Canada.
Une ambiance festive aux couleurs du Mondial 2026
Il est désormais impossible d’échapper à cette effervescence. Jaunes, rouges, vertes… ces trompettes en plastique arborent toutes les couleurs. De jour comme de nuit, à l’intérieur des maisons comme dans les rues, le son des vuvuzelas rythme le quotidien de la population haïtienne.
Un engouement intergénérationnel pour le football
Jeunes hommes, jeunes femmes, adultes et enfants : toutes les générations s’approprient cet instrument pour manifester leur passion pour le football. Pour la majorité des supporters en Haïti, souffler dans une vuvuzela est le meilleur moyen de montrer qu’ils sont déjà pleinement plongés dans l’ambiance de la Coupe du Monde.
Entre distraction populaire et pollution sonore : Un débat de société
Si pour beaucoup ce vacarme festif est une distraction saine et une manière d’oublier le stress quotidien, l’engouement ne fait pas l’unanimité.
- Les partisans : Ils y voient une célébration culturelle, un esprit de communion propre aux grands tournois de football.
- Les mécontents : De nombreux citoyens se plaignent des nuisances sonores nocturnes. Ce bruit incessant perturbe le repos des travailleurs et le sommeil des enfants, transformant la fête en source d’agacement pour le voisinage.
Économie informelle : Le prix des vuvuzelas explose sur le marché local
Au-delà de l’aspect festif et des débats sur le bruit, cette fièvre du Mondial génère une forte activité commerciale. Le vuvuzela est devenu le produit phare du secteur informel en Haïti.
Une forte hausse des prix chez les marchands ambulants
Selon plusieurs jounalistes et correspondants sur place, la forte demande a provoqué une hausse spectaculaire des prix. En l’espace de quelques jours, le prix d’achat de ces « ti twonpèt » est passé de 100 gourdes à 250 gourdes chez les détaillants.
Malgré cette augmentation de plus de 100 %, les stocks s’écoulent rapidement, prouvant que la passion du football n’a pas de prix pour les fans haïtiens.
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