Lors de la cérémonie de graduation d’une nouvelle cohorte de la Police Nationale d’Haïti (PNH) ce vendredi, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a durci le ton. Dans un discours empreint de fermeté, il a affirmé que toutes les personnes ayant soutenu les groupes armés en Haïti seront traquées sans exception.
« Bandits en cravate » et « bandits en sandales » : personne ne sera épargné
Le chef du gouvernement a été on ne peut plus clair : la justice ne fera aucune distinction de classe sociale. Les « bandits en cravate » tout comme les « bandits en sandales » seront arrêtés, jugés et condamnés.
Les gangs ne dirigent pas Haïti », a martelé le Premier ministre, réaffirmant l’autorité de l’État face à l’insécurité galopante.
Un climat politique sous haute tension
Cette déclaration intervient dans un contexte de crise institutionnelle aiguë. Alors que le Premier ministre mobilise les forces de l’ordre, cinq conseillers présidentiels réclament activement sa révocation.
Cette tentative de destitution est toutefois vivement contestée sur la scène internationale :
La position des États-Unis : Washington qualifie cette démarche de « nulle et non avenue ».
Des accusations graves : Les autorités américaines sont allées jusqu’à désigner certains de ces conseillers comme des complices de l’instabilité, les qualifiant de « bandits ».
Malgré les pressions internes au Conseil Présidentiel de Transition (CPT), Alix Didier Fils-Aimé semble bénéficier d’un appui international de poids pour poursuivre sa mission de rétablissement de l’ordre.
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