
La mer d’Haïti, autrefois réputée pour sa biodiversité, subit aujourd’hui une agression sans précédent. Selon des témoignages récents, le Golfe de la Gonâve est devenu le théâtre d’un véritable crime environnemental : le déversement clandestin de déchets par des navires non identifiés.
Un navire sans nom au cœur du Golfe de la Gonâve
Un capitaine de voilier traditionnel (« bwa fouye ») a récemment fait une rencontre glaçante en pleine mer. Il a croisé la route d’un bateau sans nom ni immatriculation, une pratique courante pour les navires cherchant à échapper aux radars internationaux et aux autorités maritimes.
D’après ce témoin oculaire, le navire était en train de rejeter d’importantes quantités de déchets en mer. L’origine de ces détritus reste inconnue, mais le mode opératoire suggère un trafic illégal de déchets toxiques ou ménagers, transformant les eaux territoriales haïtiennes en un dépotoir à ciel ouvert.
Des hommes armés pour protéger ce crime environnemental
Ce qui inquiète davantage, au-delà de la pollution de l’eau, c’est la sécurité autour de ces opérations. Le témoin a réussi à prendre des photos discrètement, malgré un danger immédiat. Il rapporte avoir aperçu sur le pont du mystérieux navire plusieurs individus en uniforme, armés, veillant au bon déroulement du déchargement.
Cette présence militaire ou paramilitaire soulève des questions sur la complicité ou l’impuissance des autorités face à la dégradation de l’environnement en Haïti.
Les conséquences pour l’écosystème marin haïtien
Le Golfe de la Gonâve est une zone vitale pour l’économie locale, notamment pour la pêche artisanale. Le déversement de substances non identifiées présente des risques majeurs :
Destruction des récifs coralliens et des mangroves.
Contamination de la chaîne alimentaire (poissons et crustacés).
Risques sanitaires pour les populations côtières vivant de la mer.
Conclusion : Haïti, mon pays que voici
L’expression « Haïti, mon pays que voici » résonne aujourd’hui comme un cri d’alarme. Sans une surveillance accrue de nos côtes et une action internationale ferme contre les pollueurs marins, la richesse bleue d’Haïti risque de disparaître sous les débris de la négligence et de l’impunité.





