Saint-Kitts-et-Nevis exclut les Haïtiens de l’accord migratoire avec les États-Unis

Le gouvernement de Saint-Kitts-et-Nevis a officialisé un accord avec l’administration Trump concernant l’accueil de demandeurs d’asile expulsés des États-Unis. Toutefois, une clause spécifique suscite la controverse : le Premier ministre, Terrance Drew, a publiquement déclaré qu’aucun ressortissant haïtien ne serait autorisé à entrer sur le territoire dans le cadre de ce programme.
Une exclusion explicite malgré l’appartenance à la CARICOM
Bien que Saint-Kitts-et-Nevis assure actuellement la présidence tournante de la CARICOM, Terrance Drew a insisté sur le fait que l’accord se limite aux ressortissants de certains pays membres, sous réserve de contrôles de sécurité stricts.
Cela n’inclut pas Haïti pour le moment », a-t-il affirmé, invoquant des « questions de sécurité » impératives.
Le Premier ministre a réitéré cette position à trois reprises lors d’un récent point de presse, marquant une rupture diplomatique notable au sein du bloc régional.
Un précédent diplomatique au sein de la région
Cette décision est historique à plusieurs titres :
Première exclusion officielle : C’est la première fois qu’un État membre de la CARICOM exprime publiquement une limite aussi explicite envers Haïti, pourtant membre de plein droit de l’organisation.
Traitement différencié : Si au moins cinq autres nations caribéennes ont signé des accords migratoires similaires avec Washington, seul Saint-Kitts-et-Nevis a choisi de bannir formellement les Haïtiens.
Haïti, un partenaire « inégal » ?
Cette annonce ravive le débat sur la solidarité régionale. L’exclusion d’Haïti par le président en exercice de la CARICOM renforce le sentiment que le pays est traité comme un partenaire de second rang. Alors que la crise sécuritaire et humanitaire persiste à Port-au-Prince, cette mesure est perçue par de nombreux observateurs comme un signal de méfiance profonde de la part de ses voisins.
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