Partir ou mourir ? Le dilemme tragique d’un jeune travailleur intègre en Haïti

En ce début d’année 2026, le sort de la jeunesse haïtienne semble plus incertain que jamais. La violence des gangs est omniprésente. De plus, les déviances de certains agents de l’ordre ajoutent à ce chaos. Ceux qui choisissent la voie de l’honnêteté paient parfois le prix fort. Récit d’une tragédie qui illustre l’effondrement du contrat social.
Le prix de l’intégrité dans un pays en crise
Que peut encore espérer un jeune vivant en Haïti aujourd’hui ? La question se pose pour tous ceux qui refusent les raccourcis de la criminalité. Imaginez un jeune homme exemplaire : il garde son intégrité. Il refuse d’intégrer les gangs. Il ne convoite pas le bien d’autrui. C’est un travailleur courageux. Il n’a pas peur de « se salir les mains » pour soutenir sa famille. Il veut gagner sa vie honnêtement.
Pourtant, dans un contexte d’insécurité systémique, l’honnêteté ne semble plus être un bouclier suffisant.
Un drame de trop : Quand « Protéger et Servir » devient une menace
Le scénario est d’une tristesse révoltante. Un matin, après un simple thé pour tromper la faim, ce jeune prend le volant de son camion. Quelques heures plus tard, la nouvelle tombe : il a été abattu.
La raison ? Un incident mineur — un fil électrique sectionné par son véhicule. La réponse ? Une balle dans la tête tirée par un policier. Alors que la mission de la Police Nationale d’Haïti (PNH) est de « Protéger et Servir », cet acte transforme le garant de la sécurité en une source de terreur.
Quand la police devient un danger pour les citoyens les plus courageux, le désespoir s’installe durablement.
2026 : Une année sous le signe de l’impunité ?
L’absence de reddition de comptes nourrit un sentiment d’abandon. Pour beaucoup, la conclusion est amère : s’il n’y a pas de justice, la seule issue est la fuite. Que ce soit vers les bois pour échapper aux déportations en République Dominicaine, l’exil devient un réflexe de survie. On part aussi vers d’autres horizons lointains.
Ce crime, survenu alors que l’année commence à peine, envoie un signal effrayant pour les mois à venir. Si la justice demeure absente, 2026 risque de voir une multiplication des abus de pouvoir.
Conclusion : L’urgence d’une justice pour la force vive du pays
Ce drame souligne l’urgence de réformer les institutions. La jeunesse est la force vive d’Haïti. Cependant, si rester au pays devient une condamnation à mort, l’hémorragie humaine ne s’arrêtera jamais. Le pays ne pourra se reconstruire que si ses enfants les plus intègres n’ont plus peur. Ils doivent cesser de craindre ceux qui sont censés les protéger.
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