Les États-Unis dénoncent des politiciens « criminels » liés aux gangs

Dans une déclaration d’une fermeté inédite, le Bureau des Affaires de l’hémisphère occidental du Département d’État américain a fermement condamné les acteurs politiques haïtiens impliqués dans l’instabilité du pays. Cette note, largement relayée par l’Ambassade des États-Unis en Haïti, pointe du doigt une complicité étroite entre la classe politique et les groupes armés.

L’instabilité : Un choix délibéré selon Washington

Selon le gouvernement américain, l’insécurité qui paralyse Haïti n’est pas fortuite. Le Département d’État affirme qu’il s’agit d’une stratégie orchestrée par des politiciens corrompus. Ces derniers utiliseraient des « gangs terroristes » et d’autres groupes armés pour provoquer des troubles civils à des fins personnelles.

La stratégie du « pompier pyromane »

La note souligne un cycle de manipulation politique :

Création du désordre : Financement et utilisation de groupes armés pour semer la terreur.

Positionnement politique : Les instigateurs se présentent ensuite comme des figures indispensables au retour au calme.

Négociation de pouvoir : Utilisation de ce faux climat de médiation pour obtenir des postes clés au sein du gouvernement.

Vers une légitimité par les urnes

Les États-Unis insistent sur le fait que la paix durable ne pourra pas être négociée avec ceux qui alimentent la violence. « La véritable stabilité viendra le jour où les leaders politiques obtiendront leur légitimité par le vote du peuple, et non par leur capacité à engendrer le désordre », précise le communiqué.

Une mise en cause directe du Conseil Présidentiel de Transition (CPT)

Le ton s’est particulièrement durci envers certains membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT). Le Bureau des Affaires de l’hémisphère occidental a utilisé des mots forts, qualifiant les membres qui s’allient aux gangs de « criminels » plutôt que de patriotes.

Cette déclaration marque un tournant dans les relations diplomatiques, Washington plaçant désormais certains dirigeants politiques sur le même plan que les chefs de gangs avec lesquels ils comploteraient.

Leboninfos

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