Le Consul de Santiago révoqué pour satisfaire un « caprice » du Conseiller Emmanuel Vertilaire

Nouveau scandale au sommet de l’État haïtien. Le consul général à Santiago, Stephen Junior Cherenfant, a été officiellement démis de ses fonctions ce lundi. Selon des sources concordantes, cette décision résulterait d’une exigence directe d’Emmanuel Vertilaire. Emmanuel Vertilaire est membre du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), pourtant déjà inculpé pour corruption.

Une révocation sur fond de privilèges personnels

L’origine de cette crise diplomatique serait d’ordre strictement privé. Le conseiller Vertilaire aurait exprimé son mécontentement. C’était après que son épouse n’ait pas été logée dans un hôtel cinq étoiles. Cela s’est passé lors d’un séjour privé en République dominicaine.

En guise de représailles, le conseiller aurait exigé la tête du diplomate en poste à Santiago. Le pouvoir de facto a rapidement obtempéré. Dans une lettre datée du 22 décembre 2025, le ministre des Affaires étrangères est Jean Harvel Jean-Baptiste. Il a signé l’acte de fin de mission de Stephen Junior Cherenfant.

L’État géré comme une propriété privée

Cette affaire soulève une vague d’indignation au sein de la société civile. Elle montre encore une fois la dérive des dirigeants. Ceux-ci sont accusés de confondre les ressources de la République avec leurs intérêts personnels.

Abus de pouvoir : L’utilisation de l’appareil d’État pour régler des différends personnels.

Impunité : Emmanuel Vertilaire continue d’influencer les décisions gouvernementales malgré son inculpation dans des dossiers de corruption.

Instabilité diplomatique : Le remplacement de cadres diplomatiques sur la base de « caprices » fragilise la représentation d’Haïti à l’étranger.

Cette révocation arbitraire confirme la mainmise des membres du CPT sur l’administration publique. Certains la traitent comme une véritable « boutique privée ». Cela se fait au mépris des principes de la fonction publique et de l’éthique politique.

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