Des déplacés rentrent chez eux, malgré les risques

Des personnes déplacées de plusieurs quartiers de Port-au-Prince, notamment Solino et Delmas 30, tentent de rentrer chez elles. 

Ce retour se fait malgré les dangers. Il est motivé par une promesse de paix de Jimmy Chérizier, alias « Barbecue ». Il est le chef de la coalition de gangs Viv Ansanm.

Encouragées par cet engagement incertain, plusieurs familles ont commencé à regagner leurs foyers. Le dimanche 24 août, une foule de résidents de Nazon, Solino et Carrefour de l’Aéroport a marché. Ils vivaient dans des camps de fortune et voulaient retourner chez eux.

La marche s’est arrêtée au Carrefour de l’Aéroport, une zone abandonnée depuis plus de six mois en raison des violences. Des quartiers pillés et des autorités passives

Les déplacés retrouvent leurs quartiers entièrement pillés. 

Les gangs ont tout volé, des meubles aux installations sanitaires. Ce retour se déroule sans aucune aide des autorités. Le Conseil présidentiel de transition et le gouvernement n’ont pris aucune mesure pour faciliter le retour des personnes. Ils ont laissé la situation entre les mains des groupes armés.

Il est crucial de se rappeler que ce n’est pas la première fois. Les gangs exhortent les habitants à rentrer. 

Par le passé, de tels appels ont souvent mené à de nouvelles tragédies : des expulsions forcées, des meurtres et des violences sexuelles contre des femmes et des filles.

Leboninfos 

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