La PNH en alerte maximale pour les journées des 7 et 8 février

Face aux défis sécuritaires croissants en Haïti, la Police Nationale d’Haïti (PNH) passe à l’offensive dans le département du Sud-Est. Lors d’une conférence de presse récente, le commissaire Gary Victor a détaillé un plan d’urgence pour sécuriser les journées des 7 et 8 février, des dates historiquement sensibles dans le calendrier politique et social du pays.
Un dispositif de sécurité renforcé
Pour prévenir tout trouble à l’ordre public, la direction départementale de la PNH a annoncé deux mesures phares :
Mobilisation Générale : Un déploiement massif des unités spécialisées est prévu dans les zones stratégiques et les points sensibles du Sud-Est.
Interdiction de Port d’Armes : Le commissaire a confirmé la suspension des permis de port d’armes à feu sur toute l’étendue du département, du 31 janvier au 18 février.
Cette mesure restrictive vise à réduire drastiquement les risques d’incidents violents durant cette période de haute tension.
Soutien International : Des blindés pour la PNH
L’efficacité de ces interventions repose désormais sur un équipement modernisé grâce à la coopération internationale. La lutte contre les gangs armés bénéficie de nouveaux renforts matériels :
La Corée du Sud a récemment fait don de trois véhicules blindés.
Les États-Unis continuent de fournir des blindés supplémentaires pour sécuriser les interventions dans les zones à haut risque.
Pourquoi ces mesures ne sont-elles pas appliquées dans l’Ouest ?
C’est la question que se posent de nombreux citoyens : Pourquoi l’Ouest, épicentre de l’activité des gangs, ne bénéficie-t-il pas de mesures de verrouillage similaires ?
Plusieurs facteurs expliquent cette différence d’approche :
Le contrôle du territoire : Dans le Sud-Est, la PNH dispose encore de bases solides et d’une liberté de mouvement que les gangs n’ont pas totalement entravée. Dans l’Ouest (Port-au-Prince), le contrôle est fragmenté, rendant les opérations classiques beaucoup plus complexes.
La densité urbaine et les risques collatéraux : Appliquer une suspension stricte du port d’armes ou un déploiement massif dans l’Ouest nécessite une logistique urbaine immense pour éviter que les populations civiles ne soient prises entre deux feux.
Stratégie de « Zone Tampon » : Sécuriser les départements de province comme le Sud-Est permet d’empêcher l’expansion de l’insécurité vers les zones encore stables, créant ainsi des périmètres de sécurité en dehors de la capitale.
À noter
Bien que l’Ouest reçoive la majorité des véhicules blindés fournis par les partenaires internationaux, la nature de la guérilla urbaine y rend les résultats moins immédiats que dans les autres départements.
- La DCPJ lance des avis de recherche contre Arnel Bélizaire, Youri Chevry et Joseph Smith
- La PNH en alerte maximale pour les journées des 7 et 8 février
- Kamala Harris : Une candidature officielle pour la présidentielle de 2028 dès demain ?
- Les États-Unis renvoient 135 migrants en Haïti malgré la crise sécuritaire
- La Police sort l’artillerie lourde 3 nouveaux blindés pour traquer les gangs
Leboninfos



