Insécurité en Haïti : Nouvelle attaque sanglante du gang « Baz Gran Grif » à Jean Denis

Le cri d’alarme de la population de l’Artibonite résonne à nouveau. Malgré les récentes annonces de la Police Nationale d’Haïti (PNH) affirmant avoir repoussé les bandits du groupe criminel « Baz Gran Grif », une nouvelle offensive violente a été lancée ce lundi matin à Jean Denis.
Un retour de terreur à Jean Denis : Maisons incendiées et victimes civiles
Selon des témoignages exclusifs recueillis par Métronome, les membres du gang de Savien sont de retour en force depuis la nuit dernière. Les habitants, livrés à eux-mêmes, décrivent une scène d’apocalypse
Incendies criminels : De nombreuses maisons ont été réduites en cendres.
Exécutions ciblées : Des membres de la population civile ont été froidement abattus.
Appels de détresse : Les résidents multiplient les appels à l’aide, dénonçant l’absence totale de couverture sécuritaire.
Ce nouvel assaut survient alors que la zone pleure encore le massacre de dimanche, où plus de 70 personnes ont perdu la vie sous les balles de ce même groupe armé.
La PNH critiquée pour son inefficacité sur le terrain
La gestion de la crise par la Police Nationale d’Haïti suscite une vive polémique. Si des unités de police étaient arrivées sur les lieux suite au carnage de dimanche, leur présence n’aura été que de courte durée.
La population locale fustige une intervention « éclair » : les forces de l’ordre auraient quitté la zone seulement quelques minutes après leur arrivée, laissant les citoyens sans défense face au retour inévitable des membres de « Baz Gran Grif ». Ce vide sécuritaire pose la question de la stratégie de protection des civils dans le département de l’Artibonite.
Inaction du CSPN : Haïti en mode « Pilotage Automatique »
Face à l’ampleur de ce désastre humanitaire et sécuritaire, le silence des autorités centrales interpelle. À ce jour, aucun Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) n’a été convoqué en urgence.
L’absence d’instructions claires et d’un plan d’action concret pour neutraliser les gangs armés laisse l’impression d’un État démissionnaire. En l’absence de leadership, la crise sécuritaire en Haïti semble s’aggraver, plongeant le pays dans une gestion en mode « pilotage automatique » où la vie des citoyens ne semble plus être la priorité.
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