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Corruption en Haïti : Des commissariats facturent illégalement des services gratuits

L’institution policière en Haïti traverse une crise éthique profonde. Une enquête exclusive révèle que plusieurs sous-commissariats, censés protéger la population, se sont transformés en véritables centres de collecte de fonds illégaux. De la PNH à la DGI, le fossé entre la loi et la pratique s’agrandit, laissant les citoyens à la merci d’une fraude administrative généralisée.

Le scandale du commissariat de Vivy Mitchell

Au cœur de notre investigation, le commissariat de Vivy Mitchell illustre parfaitement cette dérive. Alors que la loi haïtienne stipule que la déclaration de perte de carte électorale est un service gratuit, les agents sur place exigent systématiquement la somme de 500 gourdes.

Ce montant, bien que paraissant dérisoire pour certains, représente une barrière infranchissable pour les citoyens les plus démunis cherchant à régulariser leur situation civile.

Des commissariats transformés en annexes de la DGI

Le constat est alarmant : la majorité des postes de police fonctionnent désormais comme des antennes non officielles de la Direction Générale des Impôts (DGI). Les policiers prélèvent des taxes arbitraires sur :

Les petits marchands informels ;

Les chauffeurs de transport public (taxis-motos et tap-taps) ;

Les demandeurs de documents administratifs urgents.

Cette collecte de fonds se fait totalement à l’insu de l’État. Pourtant, ces agents de la fonction publique bénéficient de tous leurs avantages légaux : salaires mensuels, recharges de cartes de débit et primes de risque.

Fraude et corruption au sein de la PNH : Un système rongé

Cette situation démontre que la corruption n’est plus un incident isolé, mais un système bien rodé au sein de l’institution policière. En monnayant des services publics gratuits, ces agents trahissent leur serment et affaiblissent l’autorité de l’État.

Leboninfos

lyly

Rédactrice Spécialisée Actualités & SociétéPassionnée par l'information de proximité et les dynamiques sociales, Lyly suit de près l'évolution de l'actualité en Haïti et à l'international. Forte d'une solide expérience dans le journalisme numérique, elle s'attache à décrypter les enjeux politiques et sécuritaires pour offrir aux lecteurs de Le Bon Infos une information vérifiée, réactive et sans compromis. Son crédo : donner la parole aux faits, là où ils se passent.

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