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Artibonite : Massacre à Petite Rivière, le leadership de Vladimir Paraison pointé du doigt

Le département de l’Artibonite a vécu une nouvelle nuit d’horreur entre le 28 et le 29 mars 2026. Les membres du gang Gran Grif de Savien ont attaqué les localités de Jandeni et Petite Rivière de l’Artibonite, laissant derrière eux un bilan provisoire de 8 morts et des habitations incendiées. Ce drame relance le débat sur l’efficacité de Vladimir Paraison à la tête de la police.

Massacre à l’Artibonite : Ce que l’on sait de l’attaque de Savien

L’offensive a débuté tard dans la soirée du samedi 28 mars. Selon des témoignages recueillis sur place, les assaillants du puissant gang Gran Grif, basé à Savien, ont envahi les localités de Gens de Nantes (Jandeni) et de la Petite Rivière de l’Artibonite.

Le bilan est lourd et encore partiel :

8 victimes civiles confirmées, tuées par balles.

Plusieurs maisons incendiées, forçant des familles entières à tout abandonner.

Une fuite massive de la population vers les zones de « raje » (forêts et broussailles) pour échapper à la violence.

Cette nouvelle incursion souligne l’expansion incontrôlée des gangs armés dans les zones agricoles stratégiques du pays, aggravant la crise humanitaire en Haïti.

Bilan de Vladimir Paraison : 9 mois de gestion policière sous le feu des critiques

Ce massacre survient dans un climat de tension politique croissant. Nommé pour rétablir l’ordre, Vladimir Paraison, à la tête de la Police Nationale d’Haïti (PNH), fait face à une vague de critiques après neuf mois de commandement.

Un décalage entre perception médiatique et réalité du terrain

Malgré une image relativement préservée dans les médias et le soutien de certaines organisations de défense des droits humains, les résultats concrets se font attendre. Pour les habitants de l’Artibonite, la protection des citoyens est un échec cuisant. L’absence d’intervention rapide lors de l’attaque de Jandeni renforce le sentiment d’abandon de la population civile face aux bandits de Savien.

Pourquoi cette attaque est un tournant pour la sécurité nationale ?

L’Artibonite est le grenier de la République. La persistance du gang Gran Grif paralyse non seulement la sécurité physique des citoyens, mais aussi l’économie locale. Les experts en sécurité s’interrogent sur la stratégie de la PNH : pourquoi les bastions de gangs bien identifiés ne sont-ils pas démantelés malgré les promesses de « rétablissement de l’ordre » ?

Leboninfos

lyly

Rédactrice Spécialisée Actualités & SociétéPassionnée par l'information de proximité et les dynamiques sociales, Lyly suit de près l'évolution de l'actualité en Haïti et à l'international. Forte d'une solide expérience dans le journalisme numérique, elle s'attache à décrypter les enjeux politiques et sécuritaires pour offrir aux lecteurs de Le Bon Infos une information vérifiée, réactive et sans compromis. Son crédo : donner la parole aux faits, là où ils se passent.

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