
La situation dans les camps de déplacés en Haïti atteint un nouveau seuil d’indignation. Plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer la gestion de l’aide humanitaire par le Directeur Général du FAES (Fonds d’Assistance Économique et Sociale), Kesner Romilus Sadrack. Les accusations portées sont graves : distribution de nourriture avariée et détournement de fonds au profit de groupes armés.
Des produits avariés distribués aux déplacés internes
Selon les témoignages recueillis auprès des résidents des camps de déplacés, le FAES aurait procédé à la distribution de pieds de porc pourris, impropres à la consommation humaine. Cette situation aggrave l’insécurité alimentaire déjà critique et expose des milliers de familles à des risques sanitaires majeurs.
C’est une insulte à notre dignité. On nous donne de la viande en décomposition alors que nous n’avons rien », déplore un responsable de camp.
Accusations de détournement et de complicité avec les bandits
Au-delà de la qualité de la nourriture, le DG du FAES est directement pointé du doigt pour une gestion jugée criminelle des stocks alimentaires. Les dénonciations font état d’un système bien rodé :
Détournement de nourriture de qualité : Les denrées saines seraient soustraites de l’aide humanitaire.
Revente sur le marché noir : Ces produits seraient revendus à prix d’or.
Financement de l’insécurité : Les bénéfices de ces ventes serviraient, selon les manifestants, à financer les groupes armés (bandits) qui terrorisent la zone métropolitaine de Port-au-Prince.
L’insécurité alimentaire : Un levier de corruption en Haïti ?
Ce scandale soulève une question fondamentale sur le contrôle de l’aide sociale en Haïti. Alors que les déplacés internes fuient la violence des gangs, l’institution supposée les protéger, le FAES, est accusée d’alimenter indirectement le cycle de la violence.
Conclusion et appel à l’enquête
Face à la gravité de ces allégations, la population et les organisations de défense des droits humains réclament une enquête indépendante. Il est urgent que la transparence soit faite sur l’utilisation des fonds du FAES et que les responsables de ces actes, s’ils sont avérés, soient traduits en justice pour mettre fin à l’impunité qui ronge le pays.
Note de la rédaction : Le respect des normes sanitaires et la protection des vulnérables doivent être la priorité absolue des autorités de transition.
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